L'OM s'achemine tout doucettement vers ses 15 ans de disette.A tel point que les actuels ados connaissent les victoires de l'OM par ce que leur en racontent leurs aînés. Un comble.
La funeste ère Louis-Dreyfus aura appris au public marseillais des « vertus » jusqu'alors inconnues : la patience aveugle, la routine de la défaite, la stabilité en dogme, l'instabilité en rengaine. Les habitués du Vélodrome le savent désormais : 15 ans, c'est long, trop long. 15 ans, c'est un quart de vie.
On nous a privé d'un quart de notre vie en terme de bonheur ohémien.
Néanmoins, impossible de décrocher. Les pauvres bougres que nous sommes continuent à arpenter les travées du stade, gardant un espoir pourtant officiellement stérile. Certains viennent de l'autre bout de l'hexagone, d'autres privilégient l'abonnement à d'autres « luxes » de la vie quotidienne. A l'OM, il n'y a qu'un milliardaire.
Mais pourquoi cette fidélité aveugle ? .Pourquoi ? Parce qu'il nous reste 2 P.
Le premier P, c'est le Palmarès. Nul besoin d'en faire mention sur ce vecteur, au risque d'offenser les supporters que vous êtes tous. Mais il convient de rendre un hommage appuyé aux centaines d'artisans et aux quelques artistes de tous ces succès accumulés durant les années fastes. Chacun d'entre nous placera dans son panthéon qui il voudra. Qui un joueur à la nuque longue, qui un président mythique, qui un entraîneur à l'accent de la victoire (une fois).
Ce premier P constitue le premier pilier de l'OM. Nous, nous y appuyons notre fierté. M. Louis-Dreyfus, lui, s'y repose. Il n'a jamais agrandi ce pilier ; il y a toujours posé son coude comme sur un vulgaire comptoir. A la nôtre !
Le second P, c'est le Peuple. Le Peuple des supporters de l'OM s'apparente à une toile d'araignée qui quadrillerait la France. Cette force inédite fait office de deuxième pilier pour porter notre club, malgré les habituels remous, malgré l'helvète trop mou. Quel luxe incomparable de pouvoir deviser dans n'importe quelle contrée, jusqu'aux plus reculées, avec des fervents défenseurs de notre Olympique. Ce « lobby » bleu et blanc, étranger à la direction actuelle, découle en effet du premier pilier.
Faisant fi des changements incessants de direction, de joueurs en tous genres et de faits divers ridicules, l'OM aurait donc une définition intemporelle : l'OM, c'est le Peuple de la Victoire. Une simple traduction des deux piliers précités en somme.
La lutte continue pour porter haut nos couleurs, nous le Peuple Marseillais. C'est ça, la perpétuelle victoire de l'OM.
PS : Chers amis fadas de l'OM, vous l'aurez compris. Ce billet d'humeur est un hommage au regretté Patrice de Peretti, dit 2 P. Voilà cinq ans qu'il nous a quittés, les ailes brûlées d'avoir tant aimé notre Peuple, notre OM. Quel bel héritage tu nous a laissé. Nous sommes des millions à maintenir ta bougie, que dis-je, ta flamme.
Repose en paix, 2 P. Allez l'OM !
Texte by
Tousphocéens